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CRADLE OF FILTH- Idylle Gothique (Des roses rouges pour la catin du Diable)  (Paroles et traductions) posté le lundi 29 janvier 2007 18:10

cradle of filth, idylle gothique (des roses rouges pour la catin du diable)

Menuet nocturne dans un château près de la mer

Un joyau plus radieux que la lune

Baissa Son masque pour moi

La plus sublime des créatures que les Dieux, pleins d'ardeur

Auraient imaginée en créant leur Reine

Embaumant l'air du parfum de Ses désirs

Mon coeur chancela, ivre de poésie funèbre...

 

De grâce, je m'enamourai d'Elle

Parfum et charme félin

Aux yeux vert-bois invitant les pensées les plus impures

" Fantasmes chargés d'érotisme en cette chaude nuit d'Automne

Elle m'emmena en rêve loin de la riche mascarade

Et ensemble nous nous enlaçâmes à la lueur de la lune sanglante"

Lune de perle, quel sort m'as-tu jeté ?

Son baiser glacial embrasa mon cou

Comme les vagues soupirantes sur les rives de l'Achéron

Dans un tourbillon de douces voix et de statues

qui hantent les arbres à l'agonie

Cette lascive séductrice en noir m'a pris...

 

Dans la pâleur de l'aube azurée, telle Ligeia renaissante

Je me libérai de mon sommeil - sépulcral

 Sur le miroir brumeux de l'océan où des statues de pierres abandonnées

Se languissaient de Son spectre

Perplexe et pâle, poutant plein de plassion

J'eus faim de vieilles ouvertures

Le charme de l'excitation et ses ardentes caresses

Furent trop nombreuses pour que mon âme les tolère...

 

Je cherchai sans relâche à La revoir

Quittant la torpeur de minuit

Ignorant jusqu'à son nom

Sur un infime précipice au-dessus d'abysses charnels

J'ai dansé tel un acolyte aveugle

Ivre de vin rouge, Ses lèvres mortes sur les miennes

Baignés du parfum de la nuit

 

Des heures durant, j'ai fouillé les parcs à l'entour

Espérant en vain une rencontre

Quand les nuages se firent orage, livide et las

J'ai cherché refuge dans un cimetière

Sommeil, invoque les rêves

Tournant au cauchemar venu d'un enfer sans soleil

 

Maîtresse des ténèbres

Je sais à présent qui tu es

 

Des cris hantent mon sommeil

Echappés de cauchemars que tu as fomentés

 

Lamies et Lémures

Ont déployé leurs vices

Pour piéger ma chair

 

Portrait de La Défunte Comtesse

 

Profond chagrin impur dont j'avais rêvé

Vitrine de la mort, punition de la vie

Laissant peu de force pour sceller cette misérable tombe...

 

Mais le nectar empoisonné réveille en moi

De fiévreux désirs et des desseins morbides m'invitant à chercher

Par-delà les draperies couvertes d'arantelles où

Elle se pâme

Déesse du cimetière, de l'orage et de la lune,

En beauté fatale parfaite son visage lui-même donn à

Entrevoir un paradis où des assemblées d'esprits pleurent

La perte de dieu, enveloppés dans leur chute

Dans le plus noir des velours, évanescentes silhouettes

 

" Fugace, ténébreux

Tu partages le secret de mon péché

Les secrets morts, infligeras-tu

La cruelle lumière du jour sur ma peau ?

Ne veux-tu pas me vénérer

Par de sanglants sacrifices

Afin que mon sexe se torde sous tes baisers

Et pleure, célébrant sa vie nouvelle ?"

 

Des roses rouges pour la catin du Diable ...

 

De sombres anges goûtent mes larmes

Et murmurent des requiems hantés

Doucement à mes oreilles

Le désir du feu a attiré les abominations ici...

 

Palpitation nocturne

Mes veines déversent leurs eaux

Déchirées par les lèvres que je chéris le plus

 

A fleur d'eau sur ses rives perfides

Où coulent les ombres sous les étoiles

Des tombes d'ébène  où les amants s'étreignent

Comme séraphin et Nahémah

 

"Nahémah"

 

Crève-moi vite les yeux, montre-moi,

Ma raison aveugle est contre toi, Enchanteresse

Car je dois savoir, n'es-tu point la mort ?

Mon coeur résonne, révolté et exsangue...

 

La tentation ne rôde-t-elle pas la nuit dans les fêtes orgiaques

Et la Reine des Cieux n'est-elle pas venue vers moi comme le Diable ?

En cette fatale veille d'Halloween où nous avons fui toute société

Alors que la musique nous enveloppait sur les feuilles mortes fraîchement tombées

Sous Diane cornue où Sa lignée était ensevelie

Dans un cimetière d'Anges jalonné de froides pierres tombales

Je pleure la perte de la vie en velours sombre

Enveloppé dans l'ombre de la Mort, disparaissant,

Evanescente silhouette... 

 

- romantisme noir, arts sombres, doom et black metal - 

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